« De Cormac McCarthy, on ne sait presque rien. Sinon qu'il est né en 1933 à Providence (Rhode Island), qu'il a choisi de se retirer au fin fond du Texas après avoir longtemps roulé sa bosse dans le Tennessee, qu'il passe plusieurs heures par jour à réfléchir en regardant le bout de ses chaussures, qu'il répugne à se faire photographier, qu'il refuse tout entretien avec les journalistes et les universitaires, qu'il déteste Proust, et qu'il rêve de réintroduire le loup en Arizona. C'est peu, mais suffisamment insolite pour faire de lui la nouvelle légende de la littérature américaine » (Jean-René Van der Plaetsen, Le Figaro Magazine ).
On sait aussi que c'est Saul Bellow qui, le premier, reconnaît, lors de l'attribution du MacArthur Fellowship (en 1981), la puissance et l'originalité de cet écrivain dont la diction est reconnaissable entre toutes.
Dès ses premiers livres ( L'Obscurité du dehors, Actes Sud, 1991, Un enfant de Dieu, Actes Sud, 1992, Méridien de sang, 1998), il est comparé à Herman Melville, James Joyce et William Faulkner, alternant entre western métaphysique et thriller rural. On découvre en 1993 De si jolis chevaux, premier volume de La Trilogie des confins (Actes Sud). Le livre remporte le National Book Award en 1992. Les deux autres volumes, Le Grand Passage et Des villes dans la plaine, sont parus aux Éditions de l'Olivier en 1997 et en 1999. « Il y a du Mark Twain et du Jack Kerouac dans le récit de cette quête initiatique qui vire à la chevauchée fantastique. On y retrouve aussi, exacerbés par une sensibilité écologiste, à la manière de Walt Whitman et de Danse avec les loups, tous les grands mythes et symboles de l'Ouest américain : l'appel de la route, le passage de la Frontière, la communion de l'homme avec la nature et la célébration de ses noces éternelles avec le cheval » (Jean-René Van der Plaetsen, Le Figaro Magazine ).
Cormac McCarthy a également publié Suttree (Actes Sud, 1994) ou encore Le Gardien du verger (1996).
« Cormac McCarthy est d'abord un écrivain de la frontière, ce thème américain par excellence. Mais sa force, répétons-le, est d'avoir compris que cette frontière n'était pas seulement physique mais métaphysique. Il nous donne dans son oeuvre le sentiment que la frontière est là, intérieure, à portée d'imagination, que le monde qui nous entoure ou que l'on frôle est provisoire, contingent, saturé de mystère. En ce sens, Cormac McCarthy a une portée universelle. Saluons en lui l'un de nos grands contemporains » (Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur ).
Cormac McCarthy a su imposer sa voix, "celle d'un héritier de la Bible et de Shakespeare, de Hawthorne et de Faulkner, archaïque, lyrique et visionnaire, sensible à la beauté du monde, hanté par la violence des hommes et la question du mal" (Nathalie Crom, Télérama)
De si jolis chevaux a été adapté au cinéma par Billy Bob Thornton avec Matt Damon et Penelope Cruz. Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, paru en 2007 aux Éditions de l'Olivier, a été adapté au cinéma par les frères Coen.
La Route, son dernier roman, a été couronné par le prix Pulitzer.
Le Gardien du verger, roman, traduit de l'anglais (États-Unis) par François Hirsch et Patricia Schaeffer, Éditions de l'Olivier, 1996
Le Grand Passage ( La Trilogie des Confins II ), roman, traduit de l'anglais (États-Unis) par François Hirsch et Patricia Schaeffer, Éditions de l'Olivier, 1997
Méridien de sang, roman, traduit de l'anglais (États-Unis) par François Hirsch et Patricia Schaeffer, Éditions de l'Olivier, 1998
Des villes dans la plaine ( La Trilogie des Confins III ), roman, traduit de l'anglais (États-Unis) par François Hirsch et Patricia Schaeffer, Éditions de l'Olivier, 1999
Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, traduit de l'anglais (États-Unis) par François Hirsch, Éditions de l'Olivier, 2007
La Route, roman, traduit de l'anglais (États-Unis) par François Hirsch, Éditions de l'Olivier, 2008